Le mardi 29 avril 2008, j'écrivais :Le jour se lève et nous avons déjà mal au coeur. L'envie de vomir vient du dégoût, le dégoût vient de la vie. Au fond, tout est de la faute de nos parents et de cette putain de capote qu'ils n'ont pas mise. Les plus chanceux ne sont pas les plus riches, les plus beaux ou les plus heureux; ce sont ceux qui ne sont pas encore nés, ou qui sont déjà morts. Nous ne pouvons plus vivre mais nous ne pouvons pas mourir. Mettre fin à nos jours, nous n'en avons pas le droit. La vie est peut-être misérable, cela n'empêche que nous n'avons qu'elle et que mourir par choix est honteux. En tout cas pour les gens comme nous. Nous avons tout pour être heureux. Nous avons de l'argent (que ce soit le minimum ou le maximum, nous en avons.), nous avons une famille, des amis. Quoi qu'il arrive nous avons la certitude que nous ne serons jamais seuls. Nous pourrions vivre sainement mais nous buvons. Nous pourrions être heureux mais nous sommes dépréssifs et nous avons envie de crever.
Le jour se lève, oui, mais quand nous ouvrons les yeux rien n'a changé malgré nos ésperances. Toujours dans ce même corps, dans ce même lit désespérement vide et nous pensons aux millions de matins qui nous attendent encore, nous pensons pendant une demi-seconde à sauter pas la fenêtre, mais nous nous levons pour affronter une de ces nouvelles journées à la con.
Maintenant,, je vais mieux. Maintenant, j'ai l'amour.
Photo, moi par Perrine.